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Quelques exemples
de travaux et de résultats des laboratoires
- Quelques avancées
en 2007
- Le séquençage
des génomes
- L'identification des variations présentes
dans les séquences d'ADN
- Généthon
- L'AFM et Généthon : quelques résultats
chiffrés
- La génétique donne l'espoir
- L'amyotrophie spinale modélisée
- Une nouvelle discipline, la physiogénomique
- Les interactions gène-environnement
- Le pôle de
génomique végétale
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Quelques
avancées en 2007
La bactérie Agrobacterium tumefaciens utilise
le système de défense des plantes pour les transformer
Communiqué de
presse :
(148 Ko) |
Une avancée majeure en biologie végétale :
le génome de la vigne entièrement décrypté
Communiqué de
presse :
(76 Ko) |

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Le
séquençage des génomes
Le Genoscope,
dirigé par Jean Weissenbach, a participé au séquençage
d'Arabidopsis thaliana, plante modèle des biologistes encore
appelée arabette des dames, dont le génome a été
totalement séquencé en décembre 2000. Le
Genoscope a coordonné l'effort européen du séquençage
du chromosome 3. La connaissance des quelque 25 000 gènes
répertoriés sur les cinq chromosomes de l'arabette
va permettre de progresser dans celle des plantes d'intérêt
agronomique et servir de base à divers projets de génomique
fonctionnelle.
Au Genoscope a également
été conduit le séquençage du chromosome
14 humain, dans le cadre du programme international "Projet génome
humain" (HGP). Ainsi la version la plus complète obtenue
à ce jour de la séquence du génome humain
a été simultanément présentée
le 12 février 2001 par les partenaires du Consortium international
HGP et par la firme américaine privée Celera Genomics.
Le gigantesque effort de "lecture" du génome
humain apporte de précieuses informations et confirme les
estimations révélées en mai 2000 par Jean
Weissenbach, selon lesquelles le nombre de nos gènes n'excéderait
pas 34 000, à peine deux fois plus que celui de la
drosophile (mouche du vinaigre). L'ère du post-génome
débute : il s'agit maintenant d'identifier les gènes
de l'homme et d'en déterminer la fonction.
Le 4 octobre 2002 ont été
publiés les résultats des programmes internationaux
de séquençage du génome de l'anophèle
(Anopheles gambiae), principal moustique vecteur du paludisme,
et de celui du parasite principalement responsable de la maladie
chez l'homme, Plasmodium falciparum. La contribution française
s'est appuyée sur les compétences et les ressources
du Génoscope. Les travaux qui y avaient été
menés depuis 1998 sur le génome de l'anophèle
l'ont désigné comme partenaire essentiel au sein
du réseau international. L'accès à la connaissance
des gènes des trois acteurs du paludisme (anophèle,
parasite et homme) suscite un espoir immense, car il devrait permettre,
à terme, de mettre au point des approches de traitement
spécifiques, ciblées sur le contrôle de la
transmission du parasite à l'homme.
C'est à Tokyo qu'a
été annoncée, le 18 décembre 2002,
la mise à disposition de la communauté scientifique
internationale de la première ébauche de haute qualité
du génome du riz. Seul membre européen du Consortium
international qui a fourni ces résultats, le Genoscope
a séquencé le chromosome 12 de cette espèce,
qui en compte 12. Il s'agit d'une avancée scientifique
majeure, puisqu'elle devrait permettre, à terme, d'identifier
et de caractériser non seulement les gènes du riz,
mais également ceux d'autres céréales d'importance
agronomique. Un espoir pour l'amélioration de la culture
d'espèces qui nourrissent la planète.

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L'identification
des variations présentes dans les séquences d'ADN
Le Centre
national de génotypage, dirigé par Mark Lathrop,
cherche prioritairement à identifier les variations présentes
dans les séquences d'ADN et responsables de l'apparition
de maladies génétiques. Le CNG étudie actuellement
les maladies auto-immunes, la région HLA, les maladies
cardiovasculaires, les maladies infectieuses, le cancer et les
maladies monogéniques.
Les maladies monogéniques
sont engendrées par une ou plusieurs mutations présentes
dans un seul gène (par exemple les dystrophies musculaires,
la mucoviscidose…). Bien que la plupart de ces maladies
n'affectent qu'un nombre limité de personnes dans le monde,
elles ont une place prépondérante en médecine
: souvent très sévères, invalidantes ou même
fatales, elles affectent plusieurs membres d'une même famille.
L'identification des facteurs génétiques par génotypage
permet de mieux comprendre les causes de ces maladies et facilite
l'élaboration d'outils de diagnostic et de traitements
nouveaux, comme la thérapie génique par exemple.
Dans les maladies cardiovasculaires,
le cancer, le diabète, qualifiées de maladies multifactorielles
ou complexes, les variations présentes dans de nombreux
gènes interagissent avec les facteurs environnementaux
(conditions de vie, mode de vie…) et confèrent une
prédisposition à ces maladies. Du fait de leur extrême
complexité, l'étude de ces maladies à l'échelle
globale du génome a été rendue possible grâce
à la mise au point et la maîtrise de techniques de
génotypage à haut débit. La mise en évidence
de ces facteurs génétiques permettra de mieux comprendre
les causes des maladies multifactorielles ; elle favorisera
l'émergence de méthodes de prévention, la
mise au point d'outils de diagnostic et de nouvelles thérapies.
Au Centre national de génotypage,
les chercheurs ont des projets en cours sur le diabète,
les maladies dermatologiques (psoriasis), la surdité, la
maladie de Paget, la cardiomyopathie hypertrophique et le cancer
du foie.
Récemment, en étudiant
six familles atteintes d'une forme récessive de l'ichthyose,
maladie dermatologique, qui se caractérise par une desquamation
très importante de la peau sur l'ensemble du corps, très
souvent associée à un érythème, une
équipe de chercheurs conduite par Judith Fischer, du Centre
national de génotypage, a identifié des mutations
sur deux gènes codant des enzymes qui jouent un rôle
important dans l'hydratation de la peau, des lipoxygénases.
Ces deux gènes sont localisés sur le chromosome
17 et pourraient participer à une même voie métabolique.
Cette découverte a été réalisée
dans le cadre d'un projet scientifique propre du Centre national
de génotypage, auquel ont également contribué
des chercheurs du Genoscope–Centre national de séquençage
et du Généthon. Ces résultats pourraient
avoir des conséquences importantes dans la mise au point
de nouveaux traitements en dermatologie ou en cosmétologie.

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Généthon
En mariant recherche fondamentale
et développement industriel, Généthon s'est
engagé depuis 1997 dans l'étude et la mise au point
de vecteurs pour la thérapie génique. Son pari :
faire des gènes un médicament, ce qui implique la
production de vecteurs capables de transporter ces gènes-médicaments
au sein de la cellule. Les attentes sont grandes dans ce domaine,
tant pour les maladies génétiques (pour lesquelles
la thérapie génique constitue la seule méthode
générique disponible à ce jour) que pour
des pathologies comme le cancer, le VIH, les maladies dégénératives,
etc. Des essais cliniques ont, dans les cas les plus favorables,
confirmé le bien-fondé de cette approche. Cependant,
les vecteurs utilisés demandent à être encore
améliorés. Cette recherche est menée au Généthon
sous la direction scientifique d'Olivier Danos.
L'équipe d'Anne Galy,
récemment installée sur le campus, étudie
les cellules souches du sang et du système immunitaire.
L'objectif de ses travaux, à terme, est la mise au point
de vaccins cellulaires qui constitueraient de nouvelles thérapies
anti-cancéreuses.

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L'AFM
et Généthon : quelques résultats chiffrés
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Découverte, grâce à
l'AFM et/ou de Généthon, de l'origine génétique
de plus de 700 maladies.

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La génétique
donne l'espoir
La polyarthrite rhumatoïde,
aujourd'hui sans véritable remède, touche 1 %
de la population essentiellement féminine et provoque des
déformations articulaires dues à l'altération
des cartilages, des ligaments et des os. Même si de nouveaux
traitements ralentissent sa progression, aucun espoir n'était
donné aux malades, au nombre de 400 000 en France.
François Cornélis, directeur du laboratoire
de recherche européen pour la polyarthrite rhumatoïde
à Genopole®, a lancé une campagne destinée
à organiser une collecte d'ADN auprès de 10 000
personnes atteintes de cette maladie : " Mieux comprendre
la maladie pour mieux la traiter : c'est l'objectif que nous nous
sommes fixé. ".

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L'amyotrophie
spinale modélisée
Une lignée de souris
atteintes d'amyotrophie spinale a été mise au point
dans le laboratoire
de neurogénétique moléculaire dirigé
par Judith Melki. Après avoir montré que la maladie
musculaire observée associe une atteinte primitive du muscle
et des neurones, l'étude de ce modèle s'affine et
devrait permettre de comprendre les mécanismes à
l'origine de cette maladie afin d'élaborer des stratégies
thérapeutiques pour cette maladie infantile souvent mortelle.

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Une nouvelle discipline, la
physiogénomique
Des chercheurs du Service
de génomique fonctionnelle du CEA, ont montré
comment, grâce aux techniques globales de la post-génomique,
il est possible d'appréhender aujourd'hui la signification
physiologique des modifications du transcriptome et du protéome
cellulaires. L'équipe propose d'appeler " physiogénomique "
ce nouveau volet de la recherche en génomique. Dans une
publication du numéro de la revue " Molecular
Cell " d'avril 2002, ils ont ainsi mis en évidence,
chez des cellules de levure Saccharomyces cerevisiae, une stratégie
de survie face à une exposition toxique au cadmium.
Les travaux publiés
par cette équipe de recherche montrent une réorientation
métabolique majeure des cellules de levure exposées
à du cadmium, métal toxique dont la présence
constitue un stress. En réponse à un tel stress,
les cellules modifient l'expression de très nombreux gènes,
aboutissant à la mobilisation du souffre cellulaire pour
fabriquer prioritairement du glutathion (molécule centrale
du processus de détoxication), en réduisant la production
de protéines riches en souffre, abondantes en conditions
normales.

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Les
interactions gène-environnement
La génétique
épidémiologique, discipline peu représentée
sur les campus nord-américains et encore moins sur les
campus européens, est principalement dédiée
au développement de modèles mathématiques,
de méthodes statistiques et de programmes informatiques
pour mieux comprendre le rôle des facteurs génétiques
dans les maladies humaines les plus fréquentes qui résultent
de l'interaction entre patrimoine génétique individuel
et environnement (maladies infectieuses, cardio-vasculaires, etc.).
L'installation, sur le site de Genopole®, de l'Unité
de méthodologie statistique et épidémiologie
génétique des maladies multifactorielles, dirigée
par Florence Demenais, constitue donc un atout majeur pour le
campus. Son programme de recherche, dont l'objectif est de comprendre
la composante génétique et les interactions gène-environnement
dans des pathologies multifactorielles (principalement cancers,
asthme et maladies allergiques, diabète, maladies neurologiques
et psychiatriques), bénéficie de collaborations
avec les différents partenaires du site d'Évry,
sur des aspects aussi bien mathématiques et informatiques
que biologiques. Ce programme vise à identifier certains
des gènes impliqués dans ces pathologies complexes,
ce qui représente l'un des défis majeurs de la période
post-génome.
En collaboration avec le
Howard University Cancer Center de Washington, l'équipe
a notamment publié, en avril 2002, les résultats
d'une étude épidémiologique menée
pendant cinq ans aux États-Unis sur une population noire
américaine, chez laquelle le taux d'incidence du cancer
du sein est moins élevé que chez la population blanche.
L'étude montre que l'incidence du cancer du sein est liée,
d'une part, à la présence d'un gène dominant,
d'autre part à une interaction entre ce gène et
des facteurs hormonaux individuels. Cette étude, qui rejoint
les résultats d'une étude menée sur des familles
françaises, ouvre la voie vers une meilleure évaluation
du risque de cancer du sein.

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Le pôle
de génomique végétale
Génopolante, programme
national de recherche en génomique végétale,
est piloté depuis le campus de Genopole®. Groupement
d'intérêt scientifique lancé en 1999, Génopolante
a pour objectif de structurer la recherche française en
génomique végétale, de renforcer la propriété
industrielle dans ce secteur et d'aider à la création
de sociétés de biotechnologies. Il repose sur l'association
à parts égales de partenaires publics (Inra, CNRS,
IRD et Cirad) et privés (Bayer Cropscience, Biogemma et
Bioplante). La recherche y est organisée selon deux axes
: " Génopolante générique ",
qui développe des travaux sur les espèces modèles
(Arabidopsis thaliana, riz) et la création d'outils technologiques
(bio-informatique, puces à ADN, …) ; " Génopolante
Espèces ", qui regroupe les programmes spécifiques
sur des espèces d'intérêt agronomique (blé,
maïs, colza, tournesol et pois).
Par ailleurs, la valorisation industrielle des recherches du programme
est gérée par une nouvelle structure créée
à cet effet depuis septembre 2001 : Génoplante-Valor.
Dans le cadre du programme
Génoplante, l'Unité
de recherche en génomique végétale (URGV)
a développé, en collaboration avec le laboratoire
privé RhoBio, installé lui aussi sur le campus de
Genopole®, une puce à ADN comportant 8 000 gènes
de la plante modèle Arabidopsis thaliana (arabette des
dames). Elle permet aujourd'hui d'étudier certaines de
ses fonctions physiologiques comme la nutrition azotée.
L'URGV a également
construit une base de données, ressource très utilisée
par la communauté scientifique. Elle répertorie
les gènes associés à une collection de 50 000
mutants d'Arabidopsis et rassemble toutes les informations connues
sur ces gènes.

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