Conférence du "Collège
de la Cité des sciences et de l'industrie"
du mardi 2 mars 2004.
Marc Peschanski
Directeur de recherche à l'Inserm,
directeur de l'Unité 421 :
neuroplasticité et thérapeutique, hôpital
Henri-Mondor de Créteil
Les cellules souches
embryonnaires - que l'on trouve dans l'embryon fécondé
de quelques jours - possèdent deux propriétés
spécifiques : elles peuvent proliférer
de façon illimitée, et elles peuvent
donner naissance à toutes les cellules et à
tous les tissus de l'organisme. Ces deux propriétés
en font potentiellement un outil pour la thérapie
cellulaire de maladies dégénératives,
telles que le diabète, la maladie de Parkinson
ou encore les infarctus myocardiques ou cérébraux.
Leur capacité à proliférer permet
en effet de les stocker dans des "banques"
et de les produire à volonté lorsqu'un
chirurgien en a besoin. Leur capacité à
donner naissance à n'importe quel type de cellule
« différenciée » de l'organisme
permet d'envisager leur utilisation thérapeutique
dans n'importe quel organe nécessitant une
reconstruction tissulaire. Les premiers résultats
expérimentaux commencent de nous parvenir,
et ces potentiels jusque-là théoriques
semblent se confirmer. Des retards très préjudiciables
ont toutefois été apportés à
la recherche par des législations inadaptées,
dans de nombreux pays dont le nôtre, qu'il nous
faut aujourd'hui rattraper.
Pour
en savoir plus ...
Collège
de la Cité des sciences
Site web : http://www.cite-sciences.fr/
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