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Histoire de la génétique
: de la connaissance des petits pois aux manipulations
génétiques
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"Tel père, tel fils
?" : c'est un moine tchèque qui, en 1865,
a été le premier à tenter de
percer le secret de l'hérédité
en travaillant sur des petits pois. Depuis, la génétique
a poursuivi ses investigations pour comprendre le
fonctionnement des gènes. Elle apprend aujourd'hui
à les manipuler.
Expert :
Daniel Lévy, Chercheur
honoraire Genopole® Recherche
Ex-directeur de recherche à l'Inserm, Daniel
Lévy a rejoint l'équipe
Genopole® Recherche en septembre 2000.
Immuno-virologiste, il a dirigé pendant 12
ans une unité de recherche Inra d'immuno-pathologie
cellulaire et moléculaire et a été,
pendant deux ans, chargé de mission à
l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS)
pour la recherche fondamentale et vaccinale
Pour
en savoir plus ...
Banque des savoirs
du Conseil général de l'Essonne
Site web :
http://savoirs.essonne.fr/
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Bref historique de la génétique
1751
René Antoine de Réaumur découvre
que la polydactylie (présence d'un sixième doigt chez
l'homme) est sous contrôle d'un caractère dominant.
1865
A partir d'expériences sur le croisement
de plantes (petits pois), Johann Gregor Mendel jette les bases de
la génétique moderne. Il comprend qu'un caractère
héréditaire peut exister sous différentes versions
(allèles), les unes dominantes, les autres récessives.
Il en déduit les notions d'homo- et d'hétérozygotie
et énonce les lois de la transmission de certains traits
héréditaires. Ses résultats ont été
ignorés pendant près de 30 ans.
1869
Découverte par Friederich Miescher de
la nucléïne, composant principal du noyau des cellules.
1880
Sur la base d'observations faites au microscope
et de raisonnements théoriques, les biologistes allemands
Oskar Hertwig et Eduard Strasburger déduisent que le noyau
des cellules est le siège de l'hérédité.
1910
L'américain Thomas Hunt Morgan découvre
pour la première fois une drosophile (mouche du vinaigre)
mutante aux yeux blancs (les drosophiles normales ont les yeux rouge
sombre). Ces expériences permettront d'édifier les
bases de la théorie chromosomique de l'hérédité.
1913
Publication par Thomas Hunt Morgan et Alfred
Sturtevant de la première carte génétique du
chromosome X de la drosophile montrant l'ordre et la succession
des gènes le long du chromosome. Pour ces travaux, Morgan
recevra le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1933.
1927
Hermann Muller, issu du laboratoire de Thomas
Morgan, met au point l'induction artificielle de mutations par les
rayons X chez la drosophile. Cette technique permettra d'améliorer
considérablement la précision des cartes génétiques
et de fournir la première estimation du nombre de gènes
présents dans un organisme. Hermann Muller recevra le prix
Nobel de médecine en 1946.
1944
A partir d'expériences sur des bactéries,
Oswald Théodore Avery démontre formellement que l'ADN
est une molécule associée à une information
héréditaire.
1953
Premiers déchiffrages du code génétique
: James Watson, Francis Crick et Rosalind Franklin élucident
la structure en double hélice de l'ADN. James Watson et
Francis Crick recevront, avec Maurice Wilkins, le prix Nobel de
médecine pour ces travaux en 1962.
1965
Jacques Monod, François Jacob et André Lwoff reçoivent
le prix Nobel de médecine pour leurs travaux sur les mécanismes
de la régulation génétique.
1967
Première synthèse in vitro de l'ADN d'un virus par
les américains Arthur Kornsberg, Mehran Goulian et Robert
Louis Sinsheimer.
Années 1960 – 1970
Découverte des outils du génie génétique
(enzymes de restriction, polymérases, ligases, etc.)
Années 1970 – 1980
La biologie devient rapidement une science d'intérêt
économique et industriel majeurs. Grâce au génie
génétique, il devient possible d'obtenir des molécules
d'intérêt médical très difficile, voire
impossible à préparer par voie chimique ou à
isoler par voie naturelle (ex. hormone de croissance, insuline
…).
Années 1990
Naissance, à Evry - grâce à l'Association
française contre les myopathies, à Daniel Cohen,
Jean Weissenbach et Charles Auffray -, de la biologie à
grande échelle, innovation méthodologique qui utilise
robots et automates gérés par une informatique performante.
Cette approche permet d'obtenir une carte physique et génétique
du génome de l'homme dans des délais tels qu'ils
bouleversent les projets et les stratégies des industriels,
mais aussi ceux de la recherche académique.
1992 – 1996
Publication des premières cartes du génome humain,
produites par le laboratoire Généthon : carte génétique,
carte physique, catalogues des fragments de gènes exprimés.
Avril 2000
L'américain Craig Venter (Celera Genomics) annonce avoir
séquencé la totalité du génome humain.
Cette annonce, qui n'a pas donné lieu à une publication
scientifique, a suscité de nombreuses réactions,
tant dans le monde scientifique que politique, concernant la brevetabilité
du génome humain.
Alain Fischer, de l'hôpital Necker à Paris, publie
les résultats de la première thérapie génique
réussie sur des enfants atteints d'un déficit immunitaire
très rare DICS-X – lié au chromosome X, dits
enfants-bulle.
Mai 2000
Jean Weissenbach et son équipe du Genoscope annoncent,
après étude comparative entre le génome de
l'Homme et celui beaucoup plus compact d'un poisson (Tetraodon),
que le nombre de gènes chez l'Homme est compris entre 28
000 et 34 000 (source : Nature Genetics 01/06/00)
Novembre 2000
Annonce par l'équipe Inserm de Marc Peschanski (Hôpital
Henri Mondor, Créteil) des premiers résultats d'amélioration
obtenus chez 5 patients atteints de la maladie de Huntington et
traités par thérapie cellulaire.

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