Les cellules souches

Les cellules souches embryonnaires humaines, qui constitueront l’embryon, n’existent qu’au stade blastocyste, entre 5,5 et 7,5 jours après la fécondation. Elles constituent une source particulièrement intéressante de cellules souches, car elles sont capables de se multiplier indéfiniment et de se différencier en n’importe quel type cellulaire, donc de former n’importe quel tissu.

Un diagnostic pré-implantatoire (DPI*) réalisé lors d’une fécondation in vitro à la demande de familles chez lesquelles existe un risque de transmission de maladie génétique permet d’identifier les embryons indemnes, qui sont seuls réimplantés. Il est alors possible d’obtenir à partir des embryons écartés du projet parental, car porteurs de la maladie, des lignées de cellules souches embryonnaires qui serviront de modèles de la maladie.

En thérapie cellulaire, l’année 2010 a marqué le début de l’autorisation d’essais cliniques avec les cellules souches embryonnaires, mais des questions éthiques liées à leur utilisation restent posées. Des cellules souches sont présentes également dans les tissus adultes. Cette solution alternative ne pose aucun problème éthique et permet, en outre, de réaliser des autogreffes, ce qui évite les problèmes de rejet. Mais les cellules souches adultes présentent plusieurs inconvénients : elles sont rares, difficiles à isoler et, en dehors de quelques exceptions, ne peuvent se multiplier indéfiniment in vitro. De plus, certains tissus (cÅ“ur et pancréas) ne semblent pas contenir de cellules souches. Actuellement, des chercheurs testent les potentialités d’un nouveau type de cellules souches, les cellules souches pluripotentes induites, créées par génie génétique à partir de cellules adultes quelconques.

En savoir plus sur les cellules souches

- « Thérapie et cellules souches : entre espoirs et réalités », Dossier de VLM (Magazine Vaincre les Myopathies)

- « Les cellules souches à l’épreuve du réel », Dossier de la Banque des savoirs

- Cellules souches : des organes en kit ?

Conférence du « Collège de la Cité des sciences et de l’industrie », 2004. Marc Peschanski, Directeur de recherche à l’Inserm, directeur de l’I-Stem

Les cellules souches embryonnaires - que l’on trouve dans l’embryon fécondé de quelques jours - possèdent deux propriétés spécifiques : elles peuvent proliférer de façon illimitée, et elles peuvent donner naissance à toutes les cellules et à tous les tissus de l’organisme. Ces deux propriétés en font potentiellement un outil pour la thérapie cellulaire de maladies dégénératives, telles que le diabète, la maladie de Parkinson ou encore les infarctus myocardiques ou cérébraux. Leur capacité à proliférer permet en effet de les stocker dans des « banques » et de les produire à volonté lorsqu’un chirurgien en a besoin. Leur capacité à donner naissance à n’importe quel type de cellule « différenciée » de l’organisme permet d’envisager leur utilisation thérapeutique dans n’importe quel organe nécessitant une reconstruction tissulaire. Les premiers résultats expérimentaux commencent à nous parvenir et ces potentiels jusque-là théoriques semblent se confirmer. Des retards très préjudiciables ont toutefois été apportés à la recherche par des législations inadaptées, dans de nombreux pays dont le nôtre, qu’il nous faut aujourd’hui rattraper.

- Le laboratoire I-Stem à Genopole®


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